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Retour de l'hypothèse Dieu ? (Partie II)

Publié le 08/08/2025 à 22:46 par philosophiesciences Tags : dessein intelligent

Est-ce, encore une fois, le retour de l'hypothèse Dieu ?

(Partie II)

 

- par Robert Bernier

 

Cet article a été publié dans le numéro 117, en août 2025, de la revue "Le Québec Sceptique"

 

 

3.     Meyer et le retour de l’hypothèse Dieu

 

Tout d’abord, qui est Stephen C. Meyer? Dr. Meyer est un géophysicien devenu philosophe des sciences. Il est Directeur du Center for Science and Culture au Discovery Institute, organisme porteur du CDI. Il est l’auteur de quelques livres dont ce « Return of the God hypothesis » qui a pour sous-titre « Three scientific discoveries that reveal the mind behind the universe » (2021).

 

Ces trois découvertes scientifiques qui nous révéleraient Dieu sont: 1) que la théorie du Big Bang infère que notre univers a eu un commencement, 2) que notre univers a été ajusté de façon fine afin que nous puissions exister et 3) que l’information nécessaire à la vie (dans l’ADN ou l’ARN) ne pourrait, selon certains, avoir eu une origine naturelle.

 

Ce livre du Dr. Meyer est très riche en contenu du point de vue de l’histoire des sciences et débordant (assommant) de rhétorique philosophique. Meyer applique la méthode philosophique dite de l’inférence à la meilleure explication. Il dit appliquer l’approche des statistiques bayésiennes par lesquelles on se sert de connaissances reconnues pour estimer la probabilité d’une hypothèse concernant des situations nouvelles. Pour avoir moi-même produit une étude sur la façon quantitative de décider entre deux hypothèses[i], je m’attendais à trouver des chiffres pour comparer les poids relatifs de l’hypothèse Dieu et de l’hypothèse Science. Il n’en est rien. L’analyse bayésienne de Meyer revient toujours à nous asséner que, étant donnée la présente situation d’ignorance partielle de la science, le recours à l’hypothèse d’un créateur intelligent (Dieu) est celle qui (lui) semble la plus probable.

 

3.1 Un univers créé ex nihilo et taillé sur mesure

 

Ce n’est pas le lieu de faire ici un exposé de la cosmologie. Mais résumons les points sur lesquels Meyer s’appuie. La théorie, largement confirmée expérimentalement, est que notre univers est né à partir de rien, il y a environ 13.7 milliards d’années, qu’il est en expansion depuis le début, ayant d’abord connu une phase d’inflation exponentielle suivie d’une phase d’expansion à taux constant et qui, depuis les derniers 7 milliards d’années, verrait son taux d’expansion être accéléré. Qu’il ait pu surgir ex nihilo serait possible sans contrevenir au principe de conservation d’énergie puisque les énergies positives associées à la matière-énergie, seraient exactement balancées par les énergies potentielles négatives, gravitationnelles.

 

Notre univers existerait comme en balan sur une corde raide entre vie et non-vie à cause du « choix » des constantes physiques. Par exemple, une constante gravitationnelle un peu plus grande aurait fait se ré-effondrer l’univers sur lui-même avant même d’avoir eu le temps de forger des étoiles, lesquelles sont à l’origine des atomes plus lourds que l’hélium : pas de vie. La même constante un peu plus faible et le gaz primordial se serait dispersé sans jamais pouvoir former d’étoiles non plus. Ou que l’interaction électromagnétique soit un peu plus forte par rapport à l’interaction nucléaire forte, et les atomes plus lourds que l’hydrogène n’auraient pas pu se former.

 

Meyer voit en cela une preuve que l’univers a été conçu par un agent créateur doté d’une intention, celle de nous voir un jour penser à lui. Que cet univers ait eu un commencement et qu’il ait été créé ex nihilo en font, pour Meyer, une preuve matérielle que la physique la plus avancée ramène au dieu judéo-chrétien de la Genèse biblique.

 

Je suis d’accord avec le cosmologiste Sean B Carroll (à distinguer du biologiste du même nom) pour dire que l’argument de l’ajustement fin des paramètres est l’argument le plus puissant (sidérant) que possèdent les tenants du CDI. Mais il m’apparait que, bien que Meyer s’en défende, c’est un argument basé sur notre ignorance, un argument pour un Dieu-des-trous (God-of-the-gaps). Un argument qui répond bien sûr à un biais cognitif bien connu, celui de la rationalisation rétrospective dont l’avantage est de nous confirmer dans nos croyances.

 

Car il y a encore en effet bien des trous dans notre cosmologie scientifique. D’abord, tant que nous ne disposerons pas d’une théorie quantifiée de la gravitation, il nous est impossible de répondre de façon formelle à la question du temps zéro du Big Bang. Plus encore, notre science la mieux assurée n’explique toujours que 4.5% de la matière-énergie totale. Ensuite, le modèle standard des interactions et des particules, modèle qui n’inclut pas la gravitation, est un assemblage des deux grandes théories que sont, l’une celle de l’interaction électrofaible, l’autre celle de l’interaction forte. La solution des équations de théorie quantique des champs, pour chacune de ces théories, entraine la prédiction des particules effectivement observées expérimentalement mais exige que 19 paramètres de masse ou de couplage soient introduits de façon ad hoc. En somme, Il manque un fondement ultime à ce modèle. Quand on le découvrira, on trouvera peut-être en même temps qu’il n’existe aucune autre possibilité stable que celle réalisée dans notre univers et que le problème de l’ajustement des paramètres disparaitra. On rapporte à l’occasion qu’Einstein voulait savoir « si Dieu avait eu le choix » et peut-être la réponse est-elle que non. Et je ne parle même pas du fait qu’il peut y avoir vie sans qu’il y ait vie humaine.

 

Mais Meyer, comme bien d’autres, cède à l’obsession de connaître la réponse ultime sans attendre. « D’où vient donc que la nature a affligé notre raison de l’inlassable aspiration à en chercher la trace » se demandait Kant[ii]. Suivons les conseils de Kant et soyons prudents et patients. Le programme scientifique de recherche en cosmologie mérite d’être suivi aussi longuement qu’il le faudra. De son côté, le CDI ne mène à aucun programme de recherche puisqu’il a toujours déjà trouvé la réponse : Dieu.

 

3.2 L’origine divine de la vie, selon Meyer

 

À la lecture de ces chapitres de Meyer, j’ai retrouvé, comme chez Behe, le rejet de l’idée de macroévolution et ai été étonné de lire que la science n’aurait rien à avancer pour expliquer le début de la vie sur terre. Pour ce qui suit, je suivrai la critique du livre « Return of the God hypothesis » présentée par le biologiste Darrel Falk dans la revue chrétienne BioLogos[iii]. Falk se dit aussi croyant que Meyer mais constate que la « critique de Meyer sur l’origine de la vie et la biologie évolutive comporte des inexactitudes importantes. » J’avais fait les mêmes constats.

 

Falk fait remarquer que, dans sa critique de la macroévolution, Meyer déforme les conclusions d’un groupe mettant de l’avant la recherche d’une théorie étendue de l’évolution. Meyer écrit (pp. 195 – 196): « La théorie néodarwinienne n'a pas réussi à expliquer l'origine des caractéristiques et structures anatomiques nouvelles et complexes...» Falk attire alors notre attention sur un article des auteurs Hawkins et al. dans lequel on démontre analytiquement et expérimentalement comment s’est opérée la transition des nageoires rayonnées des poissons vers les membres des arthropodes[iv]. Ces poissons dits téléostéens regroupent près de 30 000 espèces selon les auteurs et représenteraient la quasi-totalité de tous les poissons et la moitié de tous les vertébrés. De leur côté, les arthropodes recouvrent une immense part des animaux vivants ou ayant existé. La transition expliquée par les auteurs est donc d’importance majeure mais elle a échappé à Meyer.

 

Les auteurs montrent l’importance de quelques mutations dans ce qu’on appelle des gènes homéotiques, lesquels déterminent « le plan d'organisation d'un être vivant, c’est-à-dire la place des organes les uns par rapport aux autres »[v] [aussi réf 7, pp 119 - 120]. Ces gènes en contrôlent parfois des dizaines d’autres et une mutation en affectant un seul peut avoir des conséquences d’une grande ampleur pour une anatomie modifiée. Behe avait parlé de ces gènes à la fin de son livre (pp. 176 – 187) même si c’était pour conclure que si un gène homéotique peut placer un œil au bon endroit, cela n’explique toujours pas d’où vient l’œil (p. 187).

 

Sur l’origine de la vie, Meyer nous dit que, si on n’a pas d’explication pour l’origine de l’information présentement contenue dans l’ADN, alors on ne peut rien dire d’une origine naturelle de la vie. Il existe pourtant de nombreuses voies théoriques et expérimentales pointant vers une explication du début de la vie à partir de matériaux pré-biotiques. Parlant de l’hypothèse dite du « Monde ARN », par laquelle l’information commencerait de façon plus simple par des molécules ARN avant d’évoluer vers l’ADN, Meyer écrit (p. 181) : « À ce jour, les scientifiques ont réussi à concevoir des catalyseurs d’ARN qui ne copient qu’environ 10 % d’eux-mêmes. ». Falk de nous renvoyer alors à un article de Robertson et Joyce[vi], en 2014. Dans une série d’expériences d’évolution dirigée, à partir de 1014 variations mutationnelles d’une enzyme de départ, et par une suite d’isolations des variations montrant les taux de réplication les plus élevés, les auteurs arrivent à une variation qui montre une période de doublement de l’ordre de 5 minutes. « Chaque enzyme parentale peut donner naissance à des milliers de copies par heure, et chacune de ces copies peut à son tour faire la même chose, tout en transmettant des informations moléculaires à travers les générations. » Ce qui pourrait mener à 1080 enzymes par jour si les réactifs demeuraient présents en concentration suffisante. Les auteurs ont donc montré que la sélection darwinienne appliquée au trait de rapidité de réplication peut déjà être présente aux premiers pas de la vie.

 

L’article de revue des auteurs Nogal et al[vii], en 2023, permet de mieux contempler l’état d’avancement de même que les difficultés de ce secteur de recherche de l’origine de la vie. Celui de Szostak[viii], prix Nobel 2009 de Médecine et Physiologie, soutient lui aussi que ce chemin vers la vie passe par des molécules d’ARN et montre jusqu’à quel point l’information emmagasinée dans l’ARN repose possiblement sur les contraintes géométriques de l’environnement proche, notamment celui imposé par les molécules d’une proto-membrane cellulaire à base de bicouches de lipides. Szostak et d’autres[ix]-[x] discutent de l’apport de l’environnement, de ses caractéristiques physico-chimiques et géométriques, dans la constitution de l’information génétique, ce qui avait déjà été postulé par le chercheur A G Cairns-Smith dans les années 1980[xi]. Dans son ouvrage « Genetic takeover and the mineral origins of life » (1982), Cairns-Smith postule que l’information génétique contenue dans l’ordonnancement séquentiel de molécules peut être obtenue et répliquée à volonté lorsque des molécules se conforment par stéréospécificité aux champs électriques locaux dans des cristaux, notamment ceux que l’on retrouve partout dans les sols argileux. La stéréospécificité repose sur la complémentarité et la reconnaissance deux à deux des géométries 3D des champs électriques moléculaires. Harold J Morowitz, lui, met l’emphase sur le rôle des caractéristiques de la membrane cellulaire pour diriger la formation des premiers métabolismes qui donneraient, eux, l’environnement moléculaire (gabarit) de départ à la création d’information de type génétique[xii]. Un autre important chercheur dans ce domaine, Christian de Duve, soutient lui aussi que les formes moléculaires des plus primitifs processus métaboliques, et les champs électriques qui leur sont associés, auraient pu être, par stéréospécificité, à l’origine de l’information, ceci d’abord dans l’ARN[xiii].

 

Je suis plutôt d’accord avec le biologiste chrétien Darrel Falk pour dire que Meyer ne rend pas correctement compte des nombreuses avancées de la science sur ce problème de l’origine de la vie. C’est, ici encore, un chantier toujours en développement et le Dieu de Meyer est, ici encore, un God-of-the-gaps.

 

Mais que recherchent donc des philosophes comme Meyer ou des biochimistes comme Behe quand ils proposent une image déformée de la science et de ses avancées? Il est maintenant temps de revenir à la nature essentiellement politique de leur projet.

 

Conclusion : Nationalisme chrétien, CDI et politique

 

J’ai présenté, à la fin de mon article de 2012 [réf 1], à quel point le CDI est un programme politique pour prendre le contrôle des écoles et comment il s’y prend pour répandre son conservatisme moral. J’ai rappelé ici que l’organisme Discovery Institutefait partie des supporteurs de l’organisme Heritage Foundation à l’origine du document Project 2025 de l’administration Trump. Notons aussi que la Heritage Foundation, sous la direction de Kevin Roberts, a récemment entrepris de vendre l’idée d’un Projet 2027 à toute l’extrême droite européenne afin d’y promouvoir « leur conception d’un « héritage occidental civilisationnel commun »,de Paris à Varsovie »[xiv]. Kevin Roberts est un historien de la mouvance nationaliste-catholique, un fervent opposant à l’avortement et un invité chouchou du Discovery Institute.

 

Dans un article de The Guardian en date du 12 février 2012[xv], la journaliste Katherine Stewart nous apprenait que deux instituts (le Heartland Institute et le Discovery Institute) étaient derrière les nombreux projets de loi alors en cours d’écriture dans six États et ayant pour fins l’enseignement du CDI dans les écoles au même titre que la théorie de l’évolution. Dans cet article, Stewart montre que les projets de loi ne sont pas seulement anti-évolution et antiscience; ils sont aussi opposés à la « théorie » du réchauffement climatique et sont d’ailleurs financés par des entreprises pétrolières.

 

Dans son livre « Money, Lies, and God: Inside the Movement to Destroy American Democracy », Stewart nous décrit un Nationalisme Chrétien voulant, tout comme les tenants du CDI, mettre des chrétiens au pouvoir. Parmi ces chrétiens, des chrétiens sionistes d’une  influence dangereuse et disproportionnée avérée dans le conflit israélo-palestinien[xvi],[xvii],[xviii],[xix]. Sur ce point, voir aussi l’excellent ouvrage « Ces évangéliques derrière Trump : hégémonie, démonologie et fin du monde » du professeur André Gagné de l’Université Concordia[xx]. Lors d’une conférence en ligne, Katherine Stewart, qui les a suivis depuis plus de 15 ans, raconte comment des groupes de la droite chrétienne états-unienne investissent les lieux de prière. Ils le font souvent en participant au financement des activités du Pasteur, me rappelant ainsi les méthodes utilisées par le Ku Klux Klan sous le dirigeant Stephenson en Indiana dans les années 1920[xxi] afin d’étendre sa propagande et son emprise politique.

 

C’est apparemment pour encourager de tels monstrueux retours en arrière que des gens comme Meyer et Behe travestissent la science.

 

 

[i] Bernier, R, Cao, X, Roy, G et Tremblay, G (2022), Statistical models for the lidar technology: false alarms, receiver operating characteristic curves, and Swerling models, Optical Engineering, June 2022, Vol 61 (6), (https://www.spiedigitallibrary.org/journals/optical-engineering/volume-61/issue-06/063105/Statistical-models-for-the-lidar-technology--false-alarms-receiver/10.1117/1.OE.61.6.063105.full?SSO=1 )

[ii] Kant, E, Critique de las raison pure, Préface de la deuxième édition, G F Flammarion (2001), p. 77

[iii] Falk, D (2021), Return of the God hypothesis : a biologist’s reflections, https://biologos.org/articles/return-of-the-god-hypothesis-a-biologists-reflections, consulté le 21 mai 2025

[iv] Hawkins, M B, Henke, K et Harris, M P (2021), Latent developmental potential to form limb-like skeletal structures in zebrafish, Cell 184, Feb 18, 2021, 899 - 911

[v] Wikipedia, Gène homéotique, https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A8ne_hom%C3%A9otique consulté le 26 mai 2025

[vi] Robertson, M P et Joyce, G F (2014), Highly efficient self-replicating RNA enzymes, Chemistry & Biology 21, 238 – 245, Feb 20, 2014

[vii] Nogal, N, Sanz-Sanchez, M, Vela-Gallego, S, Ruiz-Mirazo, K et de la Escoura, A (2023), The protometabolic nature of prebiotic chemistry, Chem Soc Rev, 2023, 52, 7359 - 7388

[viii] Szostak. J W (2017), The narrow road to the deep past : in search of the chemistry of the origin of life, Angew Chem Int Ed 2017, 56, 11037 - 11043

[ix] Ferris, J P, Hill, A R, Liu, R et Orgel L E (1996), Synthesis of long prebiotic oligomers on mineral surfaces, Nature Vol 381, 2 May 1996, 59 - 61

[x] Ianaselli, A, Atienza, M, Kudella, P W, Gerland, U, Mast, C B et Braun D (2022), Water cycles in a Hadean CO2 atmosphere drive the evolution of long DNA, Nature Physics Vol 18, May 2022, 579 - 585

[xi] Cairns-Smith, A G (1982), Genetic takeover and the mineral origins of life, Cambridge University Press, 477 pages

[xii] Morowitz, H J (1992), Beginnings of cellular life : metabolism recapitulates biogenesis, Yale University Press, 195 pages

[xiii] Lahav, N (1999), Biogenesis : Theories of life’s origins, Oxford University Press, 349 pages, p. 196

[xiv] Trippenbach, I (2025), The Heritage Foundation, les missionnaires du trumpisme à l’assaut de l’Europe, Le Monde, 18 juin 2025

[xv] Stewart, K (2012), The new anti-science assault on US schools, The Guardian, 12 fév 2012, https://www.theguardian.com/commentisfree/cifamerica/2012/feb/12/new-anti-science-assault-us-schools consulté le 22 mai 2025

[xvi] McDonald, M (2010), The Armageddon factor: the rise of christian nationalism in Canada, Random House Canada, 419 pages

[xvii] Gagné, A (2020), Ces évangéliques derrière Trump, Labor et Fides, 161 pages

[xviii] Filiu, J-P (2024), Comment la Palestine fut perdue et pourquoi Israël n’a pas gagné : Histoire d’un conflit (XIXe – XXIe siècle), Éditions du Seuil, 421 pages

[xix] Enderlin, C (2023), Au nom du Temple: Israël et l’arrivée au pouvoir des Juifs messianiques, Éditions Du Seuil, 501 pages

[xx] Gagn., A (2020), Ces évangéliques derrière Trump: hégémonie, démonologie et fin du monde, Éd. Labor et Fides, 161 pages

[xxi] Egan, T (2023), A fever in the Heartland : the Ku Klux Klan’s plot to take over America, and the woman who stopped them, Penguin Books, 404 pages